Gontran's profileLes frigos sont nos enne...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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June 12 Lamentable! Je rêve, putain, les cons! Bon, avant de me mettre en colère, je commence par une agréable petite bande-annonce, vous verrez ensuite le rapport avec la suite: Coraline est l'adaptation du roman de Neil Gaiman (mon auteur-sujet-de-thèse) par Henry Selick, le réalisateur de L'étrange Noël de Mr Jack (car pour la énième fois, Tim Burton n'est pas le réalisateur de ce flim; il est l'auteur de la nouvelle dont le flim est tiré, et le producteur du flim, le réalisateur c'est Henry Selick). Donc, vous vous doutez que j'attendais avec beaucoup de plaisir anticipé ce flim. Surtout avec ce teaser génial dont je ne me lasse pas. Maintenant, figurez-vous que ces messieurs-les-imbéciles-des-cinémas-de-merde du centre-ville de Toulouse, j'ai nommé l'UGC et le Gaumont, ont décidé, d'un commun accord, et sous prétexte qu'ils le perçoivent comme un flim pour enfants, de NE PASSER LE FLIM QU'EN V.F.!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Le gentil-cinéma-intelligent de Toulouse, Utopia, qui n'aurait jamais l'idée saugrenue et stupide de passer un tel flim sous une autre forme qu'en VOST, ne peuvent malheureusement pas m'assurer que Coraline sera au programme de leur prochaine gazette... Donc, je vais être obligé de le voir en V.F. de peur de ne le pas voir du tout sinon. Pourtant, la fin de semaine commençait si bien: les flics qui occupaient le Mirail se sont enfin retirés Snif. December 21 Cadeau de Noël Je sors brièvement de mon mutisme caractéristique pour signaler la venue au monde bienheureuse, ce mercredi 24, d'un flim qui va sans doute être un conte de Noël bien particulier: Louise-Michel (oui, oui, comme la nana de la Commune, sauf que là c'est l'histoire d'une femme qui s'appelle Louise et d'un gars qui s'appelle Michel), le tout p'tit dernier de Gustave Kervern et Benoît Delépine, les deux transfuges de Groland qui nous avaient déjà donné les deux petits bijoux de comédies décalées, sarcastiques et anar qu'étaient Altraa et Avida. Là y a Yolande Moreau (Louise) qui fait partie d'une bande d'ouvrières d'une usine de cintres, qui, après que l'usine ait fermé sans crier gare pour cause de délocalisation sauvage, décident de se cotiser pour payer un professionnel pour tuer le patron. Ce gars, c'est, justement, le Michel du titre. Bref, --> [WARNING! concept génial inside] Des vidéos, bandes-annonces et autres extraits. August 25 Shinya Tsukamoto ne serait-il pas, en quelque sorte, le David Lynch japonais?Il partage en effet, avec l’Américain fondu de méditation transcendantale et d’esthétique sixties, la propension à faire des films sombres et tordus auxquels on ne comprend pas toujours tout, comme à investir d’un profond malaise des scènes où il ne se passe pourtant rien de spécial. Comme chez Lynch, suave beauté et romantisme peuvent soudain surgir de cette espèce de cauchemar intérieur (l’exemple des scènes oniriques, dansées et okinawesques, dans Vital, illustre bien cela). Par ailleurs, Tetsuo, le deuxième long-métrage de Tsukamoto, et celui qui l’a fait connaître, partage avec le premier Lynch Eraserhead, à la fois le noir et blanc et le côté totalement hystérique… Enfin, dans les deux cas, lorsque le bonhomme se met à expliquer son film au cours d’une interview, on comprend encore moins bien qu’au visionnage. Les deux réalisateurs se distinguent aussi par leur grande influence sur quelques jolis morceaux de cinéma américain contemporain : il n’est pas besoin de rappeler l’existence d’un cinéma post-lynchien amateur de fantastique qui n’en est pas vraiment, et d’intrigues tortueuses, dans lequel on trouve notamment le sympathique Donnie Darko, mais il peut être intéressant, par contre, de signaler que le roman Fight Club (et donc, indirectement, le film) a été en partie inspiré par le film Tokyo Fist, de Tsukamoto, dont le protagoniste développe un mode de vie à la Tyler Durden (se faire exploser la gueule comme moyen de se sentir vivant) – Chuck Palahniuk, en écrivant le livre, a ajouté à ce postulat le second degré et le scepticisme occidentaux. Les deux ont aussi essayé de faire des ‘films normaux’, Lynch avec son road-movie mélo Une histoire vraie et Tsukamoto avec son film noir Bullet Ballet (que je n’ai pas vu mais dont le titre est génial !)…
Décidément, y a-t-il une différence entre les deux
bonshommes ? Oui, contrairement à Lynch avec Inland Empire, Tsukamoto n’a jamais imposé à son public des
exercices de n’importequoitisme narratif de
trois heures !!! Au contraire, le dernier, Haze, ne dure que 49 minutes (bien suffisant pour nous mettre plein
les mirettes de son imagerie stygienne sans pour autant devenir lourdingue).
September 09 Ah, qu'on aimerait être à Toronto...... car il y fait tellement bon vivre, avec son festival du film d'épouvante, dans le cadre duquel a été présenté, fin août, LE NOUVEAU FILM DE SUPER GEORGE ROMERO, Diary of the Dead, une nouvelle variation sur sa thématique préférée des morts-vivants qui envahissent le monde et bouffent les vivants et pourchassent les survivants, mais qui cette fois-ci ne s'inscrit pas dans la séquence chronologique de sa précédente tétralogie de brûlots divers et variés (La nuit des morts-vivants vs le racisme, Zombie vs le consumérisme, Le jour des morts vs le militarisme et Land of the Dead vs le bushisme), mais est un repartage à zéro complet, avec l'épidémie de zombification qui éclate de nos jours et qui est vue, cette fois-ci, à travers le filtre de la mégamédiatisation (internaute comme télévisuelle) de nos vies (n'est-ce pas, madame Candy J'ai-des-dailymotions-de-mes-gosses-faisant-la-cuisine-sur-mon-blog Froggie?
![]() ... en plus, comme si ça ne suffisait pas, au festival de Toronto, ils avaient aussi Mother of Tears (ou, en V.O., La Terza Madre), une tentative de l'italien Dario Argento, célèbre génie de l'horreur aussi en son temps (mais dans un style plus éthéré et arty que le socialiste et réaliste Romero), de faire lui aussi un come-back, en mettant fin à une trilogie dite des "Trois Mères" commencée dans la fin des années 70 avec le formidable Suspiria et le un peu moins reluisant Inferno, et qui brasse délires gores et poético-oniriques sur la mythologie des sorcières, à partir d'une lecture très personnelle, par Argento, des Trois Mères (la Mère des Soupirs, la Mère des Ténèbres et la Mère des Larmes) qui visitaient en rêve l'écrivain anglais Thomas De Quincey, et dont il parlait dans Suspiria De Profundis, la deuxième partie de son "best-seller" Confessions of an English Opium-Eater... (bande annonce de Mother of Tears ici, + des photos qui laissent présager que ce sera vraiment très barré, et puis bien sûr, les connaisseurs auront remarqué que dans le film il y a la jolie et talentueuse fille de Dario, l'actrice-réalisatrice - mais là, seulement actrice - Asia Argento, ce qui fait toujours plaisir)
![]() Bref...
On ira tous à Toronto... August 21 Vive la Pologne!!Un détail culturel que ZeMuf m'a appris aujourd'hui, et qui est des plus intéressants. En Pologne, les affiches des films que nous connaissons ne sont pas les mêmes que dans les autres pays. Des artistes concepteurs d'affiches de cinéma ont toute licence pour bousculer complètement l'image des films par rapport à ce qui se fait dans des pays plus respectueux des directives dictées par les studios hollywoodiens ou autres et/ou les distributeurs internationaux.
May 22 ZodiacJ'aime vraiment beaucoup le travail de David Fincher. Alien 3, Panic Room, Seven et Fight Club sont, chacun dans leur catégorie, de vraiment très bons films. J'ai personnellement moins d'attirance pour Panic Room, mais c'est pour des raisons très subjectives (le "thriller pur" ne me parle pas tant que ça) et Fight Club est clairement mon préféré, mais là encore, c'est sans doute parce que l'humour du film, ses thématiques, son esthétique expérimentalo-destroy, sont plutôt bien calibrés par rapport à ma sensibilité propre.
Il faudra laisser décanter, mais je pense que Zodiac, son nouveau film, va devenir mon deuxième préféré. Il y a environ dix ans, avec Seven, Fincher s'engouffrait dans la mode des films "de serial killers ultra-intelligents" à la Silence des Agneaux/Usual Suspects et signait un polar allégorique à l'esthétique si puissante que j'ai l'impression (ce n'est peut-être qu'une impression) qu'à peu près tous les films sortis depuis dans ce presque genre sont de pâles copies de Seven. Aujourd'hui, après des films bien différents (Fight Club et Panic Room) mais qui fouillaient une esthétique très personnelle qui était née avec Seven, faite de grotesque, de traduction à l'image d'angoisses profondes, et de plans extrêmement recherchés, se concentrant beaucoup sur les objets qui nous entourent pour leur donner une signification servant énormément ce travail remarquable sur l'atmosphère... le voilà qui revient sur les tueurs en série, mais pour un film complètement à l'opposé de tout ça. Reconstitution réaliste et brillante de l'enquête sur le Zodiac, tueur en série qui a terrorisé la Californie pendant une bonne partie des années 70, et qui, en fait, contrairement à la grande majorité des vrais tueurs en série, répondait vraiment au stéréotype plus tard adopté par le cinéma, et dont il fut en fait l'inspirateur: un type machiavélique, intelligent, qui a nargué ouvertement la police, et n'a, d'ailleurs, jamais été pris. Des années après que la police ait pour ainsi dire lâché l'affaire, Robert Graysmith, un illustrateur du journal auquel Zodiac envoyait ses petits casse-têtes pour amuser la police, a décidé de la reprendre et a finalement écrit deux livres dans lesquels se dessine une théorie sur l'identité du tueur. Le film de Fincher est l'adaptation du premier de ces deux livres. Et il s'agit d'une reconstitution extrêmement minutieuse des faits de l'enquête, qui nous fait, en fait, avec beaucoup de talent, partager l' "aventure" d'une enquête qui piétine... (donc, autant le dire tout de suite, il n'y a quasiment pas de passage vraiment "thriller" à proprement parler, et le film est très long, 2h36, pour une enquête qui s'étend sur à peu près une dizaine d'années il faut bien ça). Les acteurs sont très bons (Graysmith est joué par Jake Gyllenhaal - alias Donnie Darko - et le principal enquêteur, dans les rangs de la police, par Mark Ruffalo - l'inspecteur de police dans In The Cut, l'inspecteur de police dans Collateral (décidément) et le copain de Kirsten Dunst dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind), le film, malgré son sujet sérieux et sa démarche précise/ultra-documentée-etc., n'est pas dénué d'humour, et Fincher se paie même le luxe (sans trop l'appuyer, juste ce qu'il faut) d'un petit clin d'oeil réflexif sur les interactions entre le cinéma et la vraie vie, avec l'influence que Zodiac a eu sur le cinéma et l'influence que le cinéma a (peut-être) eu sur Zodiac.
Très très bien, donc. Et il paraît qu'il ne marche pas trop, alors remédiez à cela. Si vous le pouvez, aller le voir; il le mérite. April 02 GrindhouseGrindhouse, ça a pas l'air non plus tellement super génial. Tout au plus rigolo. En plus la participation de Robert Rodriguez, grand ami de Tarantino mais pas forcément super terrible comme réalisateur (Desperado, Desperado 2, Sin City, la série des Spy Kids sont autant de mauvais points pour lui, même si El Mariachi et Une nuit en enfer sont un peu plus sympathiques) ne laissait pas forcément présager que du bon...
... mais le concept même de ce projet dément dénotait, chez les deux cinéastes, une générosité exceptionnelle: il s'agit en effet de ressusciter une vieille pratique qui n'existe plus (celle de certains cinémas undergrounds américains d'il y a bien longtemps, appelés "grindhouses"): une place de ciné = deux films (d'exploitation, c'est-à-dire bien cons mais bien funs, et caractérisés par beaucoup de violence et beaucoup d'érotisme) plus tout une flopée de bandes-annonces des prochains films à sortir dans les "grindhouses".
La "séance-concept" Grindhouse concoctée par Tarantino et Rodriguez aurait donc consisté en un film de Tarantino (Death Proof, une histoire de serial killer à grosse bagnole joué par Kurt Russell qui tue ses (jolies) victimes en les emmenant faire un tour et en ayant un accident de voiture exprès) et un film de Rodriguez (Planet Terror, avec Rose McGowan qui combat des zombies extraterrestres, qui est unijambiste et qui a un gros fusil là où un autre unijambiste aurait une prothèse), et entre les deux tout un tas de fausses bandes-annonces non moins démentes réalisées par des amis des réalisateurs (dont Eli Roth, réalisateur de Hostel, et Rob Zombie, le rockeur qui a réalisé The Devil's Rejects). C'est comme ça que les deux réalisateurs l'ont voulu, et c'est comme ça que ça se passera aux Etats-Unis...
... mais ça ne se passera pas comme ça en France. A cause de ces enculés de distributeurs (TFM) et producteurs (Weinstein) qui tiennent vraiment plus que tout au monde à ne pas filer deux films pour le prix d'un aux vaches à lait que nous sommes, les deux films sortiront en salles séparément.
Le conseil des forumeurs de mad-movies.com, quand leur magazine préféré leur annonce la dépitante nouvelle, c'est
1°) de boycotter les deux sorties en salles, et de télécharger sans scrupules et/ou attendre la sortie d'un DVD qui restituera, normalement, l'intégr(al)ité du projet Grindhouse
2°) d'aller sur le site de TFM, les grosses têtes de noeuds de distributeurs qui ont décidé de massacrer le projet, et qui ont mis en ligne un concours pour gagner des places pour l'avant-première de Death Proof (le Tarantino), en leur suggérant un titre français pour le film... et de participer au concours en laissant à ces messieurs des titres bien sentis, sans équivoque sur ce qu'on pense de leur cupidité et de leur stupidité.
J'ai déjà suivi le conseil N°2. Faites-en autant si ça vous dit. Pour le conseil N°1, je pense que je le suivrai aussi.
[EDIT]Aux armes déjà proposées contre la coupure en deux du film Grindhouse par ces enflures de producteurs, s'ajoute la pétition en ligne que voici: http://www.petitiononline.com/ghsplit/petition.html ainsi que la possibilité de leur écrire sur leur e-mail tfmdistribution@tfmdistribution.fr March 13 Une aventure inédite du Terminator...... qui promet d'être bien plus drôle que les précédentes:
September 27 L'événement BORATAttention, attention, oyez, bonnes gens.
Un film qui semble destiné à devenir culte va sortir le jour de mon anniversaire: Borat, du comique
judéo-anglo-américain Sasha Baron Cohen, raconte les tribulations d'un journaliste du Kazakhstan qui
découvre la Terre Promise des Etats-Unis. Le Kazakhstan a déjà attaqué Cohen en justice, et les Etats-Unis
vont bien finir par le faire aussi, croisons les doigts!
BANDES-ANNONCES (anglophones only):
Pour plus de précisions (croustillantes) sur ce qui nous attend là-dedans, see:
May 05 L'Inde et ses mystèresUn réalisateur indien veut Paris Hilton dans le rôle de Mère Teresa
AFP 03.04.06 | 17h40 Un cinéaste indien espère persuader la starlette américaine Paris Hilton de jouer le rôle de Mère Teresa dans un film sur la vie de la célèbre religieuse, fondatrice de l'ordre des Missionnaires de la Charité à Calcutta et prix Nobel de la Paix. Le réalisateur, T. Rajeevnath, a déclaré lundi à l'AFP depuis le Kerala, dans le sud-ouest de l'Inde, qu'une image générée par ordinateur avait montré une grande similitude de structure entre le visage de la religieuse, décédée en 1997, et celui de la riche héritière américaine. "Ses traits ressemblent à ceux de Mère Teresa", a-t-il affirmé. "Une rencontre avec Paris Hilton est prévue pour la fin d'avril", a déclaré T. Rajeevnath, un cinéaste de 54 ans bien connu en Inde. L'un de ses films, "Jamami" ("Mère"), sur l'histoire de sept nonnes qui recueillent un bébé abandonné, a obtenu un prix dans un festival indien. Paris Hilton, héritière de l'empire hôtelier Hilton fondé par son arrière-grand-père, est devenue célèbre en 2003 avec la diffusion sur internet d'une vidéo de ses ébats sexuels. Elle est ensuite apparue dans l'émission de téléréalité américaine "The Simple Life", avant de débuter au cinéma en 2005 dans le film d'horreur "La Maison de Cire". Elle a joué depuis dans d'autres films de série B. Personnalité de la jet-set, Paris Hilton est souvent à la une des magazines people. Mère Teresa de Calcutta, une Albanaise de Macédoine, a été béatifiée en 2003 par le pape Jean Paul II. Elle a obtenu en 1979 le prix Nobel de la Paix pour son travail en faveur des déshérités et des mourants de la grande métropole indienne. Cet article provient de: http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-27079905@7-37,0.html
March 07 The Saddest Music in the WorldThe best film in the world?
En tous cas un sacrément bon. Un pitch absolument délirant: Winnipeg (Canada), pendant la Grande Dépression - Lady Helen Port-Huntly, une femme canadienne très belle mais cul-de-jatte, à la tête d'un véritable empire de la bière (impériale Isabella Rosselini), organise un grand tournoi mondial, dans lequel les différentes nations devront rivaliser de neurasthénie mélodique, pour conquérir le titre de pays ayant la musique nationale la plus triste au monde... tout ceci dans l'optique suivante: le désespoir doit devenir à la mode, comme ça la bière se vendra à flots... Le prix: 25 000 dollars. Une telle somme, en pleine Grande Dépression, et hop! des musiciens de tous les pays se précipitent pour faire pleurer et boire le public. Le tournoi commence. Problème: parmi les participants, ceux qui concourent pour l'Amérique, le Canada, et la Serbie sont le père et les deux fils Kent... Le père, Fyodor Kent, ancien prétendant de Lady Port-Huntly, est celui qui lui a accidentellement scié les jambes ( Une expérimentation visuelle dingue: le film n'est pas seulement un film en noir et blanc. En fait, il n'est même pas réellement tout le temps en noir et blanc. Il passe allègrement du noir et blanc ![]() aux vieux filtres qui sont les ancêtres du cinéma en couleurs, façon Nosferatu ou Ivan le Terrible ![]() en passant par le technicolor pâlot ![]() ![]() , enfin, bref, le truc, c'est que le film utilise toutes les ressources à sa disposition pour pousser ses allures rétro jusqu'à de sacrés extrêmes, allant jusqu'à encadrer ses plans d'un collier de flou digne des films expressionnistes ![]() pour, paradoxalement, devenir un objet expérimental des plus modernes, une sorte de fantaisie absurde tantôt (franchement) hilarante, tantôt (légèrement) triste et mélo, tantôt (rigolotement) acide et cruelle, tantôt (doucement) grotesque et glauque, souvent le tout à la fois, mais jamais normale, encore moins banale; un joyeux brassage de Boris Vian (je ne suis pas certain qu'il y ait des connections dans la tête du réalisateur, mais c'est la première fois que je vois un film avec un esprit aussi proche de ce qu'on peut trouver dans les romans poético-absurdes de Vian, alors je le mentionne comme ça), de David Lynch (là, je pense la connexion bôôôôôcoup plus évidente), de Jim Jarmusch (là, j'extrapole peut-être un peu, mais le noir et blanc stylisé, la forme classique au service du fond post-moderne, et l'importance forcément énorme accordée à la musique m'ont vaguement fait penser à Dead Man de Jarmusch), du dernier Clooney (là encore, noir et blanc, musique et ambiance retro), et sûrement d'autres... des Monty Python, peut-être (parce que, quand même, c'est vraiment nain porte quoi!!!)... et peut-être bien même de Dostoïevski (je sais pas... le père s'appelle Fyodor, et réunir les frères Kent dans la même ville que lui semble être un aussi mauvais plan que de réunir les frères Karamazov dans la même ville avec leur père Fédor - je précise que Fédor n'est que la francisation du russe Fjodor, dont l'anglicisation est, justement, Fyodor, donc bon...) Certainement un des films les plus mieux du moment (dans ceux que j'ai vus). Précipitez-y vous. Contrairement à un avertissement d'un ami, c'était aussi bizarre, et non plus, que ce que j'avais prévu. Par contre, un vieux qui était assis à côté de moi avait dû mal se renseigner sur la teneur de l'objet, car il a soupiré pendant un quart du film avant de s'en aller, dépité. (pour ceux qui croiraient que c'est un mauvais signe: la dernière fois que j'ai vu quelqu'un quitter une salle, c'était pendant la projection de Mullholand Drive... et c'était toute une famille, avec des enfants; là encore, ils avaient dû mal se renseigner ![]() ![]() ![]() December 26 la bande à NonceL'art du montage Le montage est une autre écriture du film comme le scénario ou le tournage. Grand art assez méconnu du public, le montage joue un rôle important dans la structure narrative d'une oeuvre et possède un grand pouvoir sur les effets rythmiques et les effets plastiques. Confiez les rushes d'un film à deux monteurs, vous obtiendrez le visionnement d'un film avec deux styles différents voire même de deux films à l'antipode.
Shining en... comédie Un concours organisé par la société P.S. 260, une maison de post-production américaine, démontre étonnamment ce pouvoir du montage. Le défi confié aux monteurs est de "recouper" la bande-annonce d'un film célèbre pour le rendre dans un genre entièrement différent. Seule la bande-son était autorisée à être modifiée.
Le gagnant est Robert Ryang, 25 ans, qui a transformé le film d'épouvante The Shining de Stanley Kubrick en une comédie romantique familiale au sujet "d'un auteur luttant pour trouver sa muse et d'un garçon seul avec son père". Le résultat de l'exercice est... effrayant !!!!
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Ces lignes viennent du site suivant: http://gwenaelle.blogspirit.com/cinema/
... et on y trouve également, bien sûr, la fameuse bande-annonce bluffante:
The Shining par Robert Ryang (Quicktime)
ainsi que la vraie bande-annonce originale du film pour se rafraîchir la mémoire sur sa véritable ambiance...
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