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    August 25

    Shinya Tsukamoto ne serait-il pas, en quelque sorte, le David Lynch japonais?

    Il partage en effet, avec l’Américain fondu de méditation transcendantale et d’esthétique sixties, la propension à faire des films sombres et tordus auxquels on ne comprend pas toujours tout, comme à investir d’un profond malaise des scènes où il ne se passe pourtant rien de spécial. Comme chez Lynch, suave beauté et romantisme peuvent soudain surgir de cette espèce de cauchemar intérieur (l’exemple des scènes oniriques, dansées et okinawesques, dans Vital, illustre bien cela). Par ailleurs, Tetsuo, le deuxième long-métrage de Tsukamoto, et celui qui l’a fait connaître, partage avec le premier Lynch Eraserhead, à la fois le noir et blanc et le côté totalement hystérique… Enfin, dans les deux cas, lorsque le bonhomme se met à expliquer son film au cours d’une interview, on comprend encore moins bien qu’au visionnage.

    Les deux réalisateurs se distinguent aussi par leur grande influence sur quelques jolis morceaux de cinéma américain contemporain : il n’est pas besoin de rappeler l’existence d’un cinéma post-lynchien amateur de fantastique qui n’en est pas vraiment, et d’intrigues tortueuses, dans lequel on trouve notamment le sympathique Donnie Darko, mais il peut être intéressant, par contre, de signaler que le roman Fight Club (et donc, indirectement, le film) a été en partie inspiré par le film Tokyo Fist, de Tsukamoto, dont le protagoniste développe un mode de vie à la Tyler Durden (se faire exploser la gueule comme moyen de se sentir vivant) – Chuck Palahniuk, en écrivant le livre, a ajouté à ce postulat le second degré et le scepticisme occidentaux.

    Les deux ont aussi essayé de faire des ‘films normaux’, Lynch avec son road-movie mélo Une histoire vraie et Tsukamoto avec son film noir Bullet Ballet (que je n’ai pas vu mais dont le titre est génial !)…

     

    Décidément, y a-t-il une différence entre les deux bonshommes ? Oui, contrairement à Lynch avec Inland Empire, Tsukamoto n’a jamais imposé à son public des exercices de n’importequoitisme narratif de trois heures !!! Au contraire, le dernier, Haze, ne dure que 49 minutes (bien suffisant pour nous mettre plein les mirettes de son imagerie stygienne sans pour autant devenir lourdingue). 

    August 20

    Un peu de pub gratuite...

    ... pour l'association humanitaire de ma môman et d'une de ses potes.
    August 06

    Mes dernières compos

    Amis lecteurs, si vous cliquez ici avant le 6 septembre 2008, vous pourrez écouter ma chanson que j'ai écrit en fin d'année, quand le stage IUFM commençait vraiment à me porter sur les nerfs. Une chanson très schtroumpf-grognon-sous-amphètes intitulée "L'éducation nationale".
    Et si vous cliquez , toujours avant le 6 septembre, vous pourrez écouter ma plus récente création, un blues que j'ai écrit dimanche dernier et qui s'intitule "Solitude". Normalement, c'est fait pour être chanté en duo masculin/féminin, mais en attendant voici une première version démo où j'essaie de faire des voix différentes pour les deux personnages.

    Bonne écoute.